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Le Togo notre pays s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire post-coloniale à travers la célébration du 62e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale.
62ans de souveraineté, le temps semble aller trop vite car de 1960 à 2022 c’est comme si c’était hier .
Si l’indépendance d’une nation lui confère sa liberté, sa souveraineté voire son autonomie vis à vis de ses anciens maîtres qui ne sont autres que ses colonisateurs, elle nous impose non seulement un devoir de reconnaissance de l’immense œuvre de combat et de haute lutte menés par tous nos compatriotes qui ont payé de leur vie pour que vive la nation togolaise, mais aussi celui d’un hommage mérité.
Sylvanus OLYMPIO, Nicolas GRUNISKY, Kleber DADJO, Eyadéma GNASSINGBÉ en passant par Abass BONFOH et de nos jours Faure GNASSINGBE, le Togo depuis son indépendance a connu six dirigeants qui ont su construire un État et mener un projet pour notre pays. Les styles et la conception du pouvoir diffèrent, le bilan économique est mitigé, mais tous ont préservé l’essentiel : la paix, la stabilité et la démocratie. Mieux, chacun à son niveau a su consolider et pérenniser cet acquis qu’est notre indépendance.

Étrange démesure dans un pays qui tout ou presque, depuis 2005, est acté sous le signe de la mesure. Une liberté d’expression pionnière, des réformes institutionnelles et constitutionnelle, un leadership féminin, une stabilité politique à l’épreuve des tensions sociales, un multipartisme jamais remis en question depuis plusieurs années, un équilibre et une maturité. Certes, le clientélisme n’a jamais cessé de demeurer sur la Terre de nos Aïeux le mode de construction politique privilégié, et le bilan économique global de plus d’un demi-siècle d’indépendance est très loin d’être à la hauteur de son bilan démocratique. Mais si ce pays a su intégrer le meilleur de son héritage colonial et préserver la paix civile, au point d’apparaître comme un des plus ouverts des ex-possessions de l » »empire » français, c’est aussi et avant tout à un homme qu’il le doit Faure GNASSINGBE, un président, un modèle politique, une conception, un exercice… Un homme d’État qui à sa manière se fait une certaine idée du Togo, sans jamais céder au vertige de la dictature. Une leçon de Lomé qui mérite d’être entendue. Et ce n’est pas la DMK, un parti politique aussi controversé soit – il, qui empêchera les Togolaises d’en être fiers de leur champion.

Si depuis 1960 cette date du 27 avril rassemblait autour de la nation mère tous ses fils pour exprimer leur joie et l’allégresse pour la liberté, témoigner leur reconnaissance et faire honneur à tous ces héros qui ont payé le prix de leur vie pour indépendance, depuis deux ans le 27 avril se célèbre dans un contexte particulier marqué par la crise sanitaire liée à la pandémie de la maladie au COVID-19, au djihadisme, à l’extrémisme violent et au terrorisme qui frappent des pays de la sous – région ouest- africaine avec des conséquences incalculables.
C’est pourquoi nous devons joindre nos efforts à ceux de nos gouvernants pour une lutte commune contre ces fléaux et pérenniser notre souveraineté.
A l’occasion de la célébration du 62e anniversaire de notre indépendance, les Togolaises et les Togolais du nord au sud et de l’est à l’ouest doivent s’interroger sur leur part de responsabilité et de participation citoyenne pour la sauvegarde des acquis de notre journée d’indépendance.
C’est à ce seul titre que nous aurions rendu service aux héros de notre liberté.
Bonne fête de l’indépendance à tous.

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