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Tantigou Barrage est une retenue d’eau située dans une zone péri-urbaine à l’ouest de la ville de Dapaong dans la région des Savanes. Il est l’émanation  d’une première retenue d’eau construite en 1963 au lendemain de l’indépendance du Togo.

Au départ, un bassin avait été aménagé par les chinois à des fins agricoles, notamment la culture du riz. Le bassin, situé en aval du barrage, est estimé aujourd’hui à environ cent hectares, et ouvert aux populations qui l’exploitent pour les cultures maraichères. A l’heure actuelle, plus de deux milles (2 000) exploitants se partagent cette large surface, surtout en culture de produits de contre-saison. On y rencontre de la carotte, des légumes divers, des choux, de la tomate, du gombo, etc. Mais force est de constater que ce joyau ne répond plus aux besoins des exploitants, à cause de l’assèchement du barrage qui est survenu plus tôt, dans le courant du mois mars 2022. Pour les maraichers sur place, « l’eau ne tarissait jamais jusqu’aux nouvelles pluies ; nous constatons que le changement climatique dont on parle tant est réel. Et puis on peut procéder au curage du barrage pour nous améliorer la situation », disent-ils en appelant les autorités du ministère de l’agriculture « au secours ».Les principales causes de la situation actuelle au barrage de Tantigou est l’ensablement du lit de la retenue d’eau et la diminution très remarquable des pluies.

Septentrional qui est allée à la rencontre de maraichers du barrage a relevé que ces producteurs souhaitent de l’aide, d’où qu’elle vienne. « Nous demandons aux bonnes volontés de voler à notre secours, surtout en débarrassant le lit du barrage des matières trop encombrantes, pour augmenter la capacité de rétention des eaux de pluie ».

Souvent en cette période du mois d’avril, les producteurs proposent déjà sur le marché du maïs, frais très apprécié par les populations locales. Actuellement, les pieds de maïs sont en souffrance, par manque d’eau, et il n’y a aucun espoir de solution. Plusieurs tentatives sont engagées pour remédier à la situation mais elles sont restées vaines. « Beaucoup de jeunes exploitants désespérés ont partir en aventure pour pouvoir se procurer de moyens financiers, en vue de pouvoir faire face à la prochaine saison agricole ». Bon nombre d’entre eux risquent de ne plus retourner sur le site de Tantigou, s’ils trouvent mieux. Mais à quels prix ?

7eptentrional

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