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Le phénomène de catastrophes naturels constitue un fléau auquel notre pays fait face. A ce fléau s’ajoute le défi sécuritaire marqué par l’action des groupes armés dans la région des savanes. Les plus hautes autorités du pays anticipent sur les évènements en prenant des initiatives. Ainsi pour une meilleure coordination des actions de prévention et de gestion des risques de catastrophes sur l’ensemble du pays, il a été créé des Agences Nationales de la Protection Civile ANPC dans les chefs- lieux de régions de notre pays. Chaque agence se doit de disposer de documents de planification et de gestion des situations d’urgence. D’où la mise en place d’un plan de contingence spécifique à chaque région. En 2021, la région des savanes a été victime des inondations. Un plan de contingence pour la gestion des catastrophes a été alors mis en place. A l’élaboration de ce plan, le phénomène de l’extrémisme violent n’avait pas atteint cette région . La menace des groupes armées s’étant déclarée dans cette région, il est donc question aujourd’hui de revisiter ce plan de contingence et prendre en compte l’aspect sécuritaire.

C’est l’objet de cette réunion de concertation des acteurs de la plate- forme régionale de réduction des risques de catastrophes de la région des savanes pour actualiser ledit plan afin de permettre une meilleure planification des actions en lien avec la lutte contre les groupes armés et surtout l’extrémisme violent. Les conséquences de ces fléaux sont nombreuses dont les déplacements des populations. Pour appuyer l’ANPC dans ses actions sur le terrain et contrôler les éventuels mouvements des populations au niveau des frontières en cas d’insécurité ou de catastrophes, l’Organisation Internationale pour les Migrations OIM  a initié un projet régional de renforcement des frontières qui prend en compte trois pays au nord du golfe de Guinée à savoir : la Côte -d’Ivoire, le Ghana et Togo.

La tenue de l’atelier de Kara s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet dont le chargé est KAGWA André qui a décliné les objectifs à savoir : renforcer les équipements et infrastructures aux postes frontières, ainsi que le mécanisme de réponse aux crises liées aux frontières et améliorer l’engagement des communautés frontalières. Le directeur général adjoint de l’ANPC, OURO Salim Rahim a exprimé au nom de l’État togolais ses reconnaissances à l’OIM pour cet accompagnement et réitéré l’engagement des autorités du Togo à œuvrer pour accroître la résilience des populations face aux menaces et risques de catastrophes.

Septentrional

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