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Suite à la persistance des attaques terroristes dans la région des Savanes contre les Forces de défense et de sécurité, les citoyens et leurs biens, il urge une nouvelle fois de proroger l’état d’urgence sécuritaire pour une période de douze (12) mois à compter du 13 mars 2024, l’ancienne période expirant le 12 mars 2024 à minuit. Cette urgence a nécessité l’adoption par l’Assemblée nationale, le 12 mars 2024, du projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire.

C’est à l’issue de la première séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2024 en présence de Hodabalo Awaté, Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, de Pacôme Adjourouvi, Ministre des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République. Cette séance a été présidée par Madame Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée nationale.


En effet, le contexte sécuritaire préoccupant, l’organisation couplée des élections législatives et régionales d’avril 2024 induisent la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire en vue du renforcement des mesures d’ordre public et sécuritaire, du maintien de la vigilance des populations et de la mise des forces de défense et de sécurité dans les meilleures dispositions en adaptant la lutte suivant l’évolution de la situation. S’inscrivant dans cette dynamique, le présent projet de loi a le mérite de renforcer l’intégrité territoriale, garantir la sécurité des personnes et des biens notamment, dans la région des Savanes.
Les 3 groupes parlementaires notamment, NET-PDP, UFC et UNIR ont salué la pertinence de ce projet de loi autorisant la prorogation une nouvelle fois de l’état d’urgence sécuritaire dans les Savanes en raison du contexte actuel et des nouveaux enjeux.
« Je voudrais saluer le courage et la ténacité de nos forces de défense et de sécurité qui nous permettent de continuer à vaquer à nos occupations en sécurité. La chaîne de commandement fait preuve, face à cette menace, d’anticipation depuis plusieurs années, et cette approche prospective est aussi à saluer. Le sujet qui nous intéresse aujourd’hui ne devrait souffrir d’aucune polémique. Quand on regarde ce qui se passe dans les autres pays limitrophes, il est impératif de renforcer la sécurité dans la région des Savanes », a indiqué Gerry Taama, Président du Groupe parlementaire NET-PDP.

« Le groupe parlementaire UFC estime qu’il est dans notre intérêt à tous dans cette lutte, de soutenir le gouvernement et, dans le cas présent cela passe par un vote favorable au présent texte afin de lui permettre de poursuivre le travail de protection de la population civile et l’intégrité de notre territoire dans cette période où il y aura une consultation populaire pour des élections législatives et régionales », a déclaré Komi Agbanu, Président du Groupe parlementaire UFC.

« Je saisis cette opportunité pour saluer la mémoire des victimes de ces attaques lâches, sauvages et barbares et réaffirmer tout notre soutien aux forces de défense et de sécurité qui sont au front chaque jour pour défendre la patrie et nous protéger. Ce projet de loi soumis à notre appréciation vise à poursuivre la prise des mesures qui s’imposent en toute légalité et dans le respect des textes en vigueur dans notre pays en vue de donner tous les moyens nécessaires au gouvernement pour poursuivre la lutte contre la menace et organiser une protection plus efficace de nos populations. Ainsi, le Groupe Parlementaire majoritaire reste dans sa logique, celle d’apporter son soutien au gouvernement dans la gestion de cette situation », a martelé Atcholi Aklesso, Président du Groupe Parlementaire majoritaire, Union pour la République (UNIR).

M. Hodabalo Awaté, Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, a félicité la représentation nationale pour la qualité des débats. Pour le ministre, l’adoption de ce projet de loi témoigne de la capacité de la représentation nationale à prendre des mesures urgentes de nature à préserver l’intégrité et la sécurité du territoire national.


« Par ce vote, la représentation nationale donne au gouvernement les instruments juridiques au moment où le Togo s’apprête à passer le cap des élections législatives et régionales le 20 avril prochain. Sous la houlette du Président de la République, le gouvernement utilisera à bon escient cet outil juridique pour la tenue d’une élection apaisée et sécurisée sur l’ensemble du territoire national. Le gouvernement sera toujours à vos côtés pour l’atteinte des nobles objectifs que vous vous êtes assignés ».
Pacôme Adjourouvi, Ministre des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République, note que le vote de ce projet de loi au-delà de tous les aspects déjà évoqués, « donne aux citoyens les moyens légitimes de jouir de leur citoyenneté, notamment, le droit de vote dans des conditions satisfaisantes ».
Quant à la Présidente de l’Assemblée nationale, elle a félicité ses collègues députés pour leur sens élevé du devoir et de responsabilité qui a permis une fois encore l’adoption de ce projet de loi qui autorise la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire. Elle salue, par ailleurs, la vigilance et clairvoyance du Président de la République, qui permettent d’anticiper les évènements garantissant ainsi la sécurité et le bien-être de tous les citoyens togolais.
Le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire comporte deux (2) articles

Septentrional
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