Le paludisme reste l’une des principales causes de maladies infantiles et de décès en Afrique subsaharienne. Selon les rapports de l’OMS, on comptait 263 millions de cas de paludisme en 2023 contre 252 millions en 2022. Le Togo est l’un des pays où le paludisme sévit de façon endémique sur l’ensemble du territoire national et sa transmission dure toute l’année avec une recrudescence en saisons des pluies avec comme principal agent pathogène le Plasmodium falciparum et le Plasmodium malariae et Plasmodium ovale. Dans ses efforts pour préserver la santé de sa population le Togo a décidé d’introduire le 1er septembre 2025 le vaccin antipaludique R21/Matrix-M dans les vaccinations de routine. L’annonce de l’introduction de ce vaccin a été faite le mardi 02 septembre 2025 à Lomé au cours d’une rencontre avec les professionnels de médias.
La rencontre a permis d’expliquer aux journalistes les motivations de l’introduction du vaccin, ses avantages ainsi que le calendrier vaccinal de routine, afin qu’ils relaient les messages fiables auprès des communautés.
Le vaccin concerne les enfants de 5 mois d’âge et est administré en 4 doses suivant le calendrier suivant : la 1ère dose à l’âge de 5 mois ; la 2ème dose à l’âge de 6 mois; la 3ème dose à l’âge de 7 mois ; la 4ème dose (dose booster) à l’âge de 15 mois. Les 4 doses sont nécessaires pour offrir une meilleure protection aux enfants.
Selon le secrétaire général du ministère de la santé et de l’hygiène publique, Wotogbé Kokou, l’introduction de ce vaccin constitue une avancée majeure dans la lutte contre le paludisme. Il a souligné que ce vaccin est sûr, efficace et sera administré gratuitement aux enfants dans les centres de santé publics et privés du Togo. M. Wotogbé Kokou encourage donc les parents à faire vacciner les enfants de 5 mois d’âge pour les protéger contre le paludisme. Le secrétaire général du ministère de la santé, a par ailleurs rappelé que le vaccin contre le paludisme ne remplace pas les autres mesures de prévention mais, plutôt, vient renforcer l’arsenal de lutte.
«En complément des moustiquaires imprégnés d’insecticide, de la chimio-prévention, du diagnostique et du traitement précoce, il contribuera à sauver de nombreuses vies et à réduire considérablement l’impact socio-économique de cette maladie», a t-il fait savoir.
Notons que 21 pays ont déjà introduit ce vaccin entre autres le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Cameroun, le Burkina-Faso, la Sierra Leone, le Bénin, le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Soudan du sud et le Niger.