Une trentaine de leaders communautaires notamment chefs canton, leaders religieux, acteurs des maisons de justice et organisations de la société civile de la région de plateaux-ouest renforcent du 9 au 11 septembre à Kpalimé, leur participation dans la lutte contre le mariage précoce et les mutilations génitales féminines (MGF). La rencontre est initiée par le ministère de l’action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme, avec l’appui de la Coopération allemande à travers le projet DeZon de la GIZ, financé par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ).
Elle s’inscrit dans un effort pour la promotion de l’égalité de genres et la lutte contre les violences basées sur le genre au Togo. L’atelier vise à mettre à jour les capacités de ces leaders communautaires pour une plus grande implication dans la lutte contre le mariage précoce et les mutilations génitales féminines dans les communautés.
Cet atelier est une occasion pour les acteurs de faire une actualisation des connaissances sur le cadre juridique national et international interdisant ces pratiques, les conséquences sanitaires, psychologiques ainsi que les impacts socioéconomiques sur les victimes et la société. Les participants vont également réfléchir sur leurs rôles et responsabilités pour une implication effective dans la lutte contre ces phénomènes.
Pour Mama Meseko Adzino II, Reine Mère de Yikpa Dafo dans la préfecture de Danyi, les mariages précoces sont encore une réalité dans les villages. Avec les outils acquis, la sensibilisation sera renforcée.
Le pasteur Kossi Awuh Name, des Assemblées de Dieu du Togo, paroisse de Kpodzi à Kpalimé, estime que cet atelier lui donne des moyens concrets pour agir et lutter contre le fléau.
Outre Kpalimé, des sessions similaires se tiennent dans plusieurs autres villes du pays. Ces formations traduisent la volonté du gouvernement togolais et de ses partenaires de mettre fin aux pratiques traditionnelles néfastes et de promouvoir l’égalité de genre.