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Un atelier de consolidation et de validation de la Stratégie nationale de promotion de l’entrepreneuriat féminin (SNEF) se tient du 22 au 26 septembre à Kpalimé. La rencontre est initiée par le ministère de l’action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme, avec l’appui de la Coopération allemande à travers la GIZ. Elle entend doter le Togo d’un cadre unique de référence en faveur des femmes entrepreneures.
La SNEF se propose de fédérer les initiatives en faveur des femmes entrepreneures et de créer un écosystème plus cohérent et inclusif. Les réflexions mettent à contribution des acteurs publics et privés, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers.
Selon le ministère de l’action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme, la SNEF s’inscrit dans la dynamique de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, notamment la Réforme 4 relative au renforcement des mécanismes d’appui aux très petites et moyennes entreprises. Elle vise à améliorer le climat des affaires, renforcer l’autonomisation économique des femmes et promouvoir leur leadership entrepreneurial.
Philipe Kodjo Yodo, inspecteur des services, représentant la ministre de l’action sociale, a rappelé que ce document n’est pas seulement un texte stratégique, mais un outil de transformation sociale et un signal fort adressé aux femmes togolaises. « Ce que nous construisons, c’est une vision partagée, une feuille de route commune qui orientera les politiques publiques, les initiatives privées et les actions communautaires », a-t-il insisté, appelant les participants à des travaux rigoureux et ambitieux.
La Coopération allemande, à travers la GIZ et son projet ProEmploi+, accompagne ce processus. Pour son représentant, Tyliolieb Lamboni, la validation de cette stratégie constitue un nouvel élan pour l’entrepreneuriat féminin et un pas décisif pour lever les obstacles structurels qui persistent, malgré les progrès réalisés. «La stratégie permettra de stimuler la création d’emplois décents, d’accroître la compétitivité des femmes entrepreneures et de contribuer à une croissance plus durable et équitable », a-t-il souligné.
La directrice de la coopération et de la promotion des activités économiques de la femme, Soké Dédé Folly-Notsron, a précisé que le document finalisé sera un cadre unique de référence pour toutes les actions futures. « Les difficultés, les recherches, les actions à mener en faveur des femmes entrepreneures seront orientées par ce document », a-t-elle affirmé.
Le contexte socio-économique du Togo justifie pleinement une telle démarche. Les femmes représentent 57 % dans le secteur de l’agriculture et 96,4 % des activités commerciales du secteur informel, selon l’INSEED de 2019. Pourtant, elles restent confrontées à des emplois précaires, un accès limité aux financements et une absence de coordination des appuis disponibles.
A l’issue des travaux de Kpalimé, les femmes entrepreneures togolaises disposeront d’un cadre consolidé pour transformer leur potentiel en moteur de croissance inclusive.

Septentrional
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