CARE France, CARE Benin- Togo, le Groupe de réflexion et d’action gemme, démocratie et développement, GF2D et les Nouvelles alternatives pour le développement durable en Afrique, NADDAF se mettent en ordre de bataille contre les violences basées sur le genre et le harcèlement sexuel en milieu professionnel et sur les lieux du travail. Malgré les avancées enregistrées en matière de respect des droits de la femme et de la fille à travers des mécanismes juridiques, les inégalités persistent avec la violation de leurs droits. Pour corriger ces entraves, le consortium a initié un projet dénommé les «entreprises s’engagent pour la protection des femmes et des filles». Il s’agit, de promouvoir la responsabilité sociale des entreprises en matière du respect des droits de la femmes et des normes, des droits du travail, d’adopter des pratiques qui favorisent l’épanouissement des femmes et des filles en milieu professionnel et sur les lieux du travail. Quatre régions du Togo notamment, Maritime, Plateaux, Centrale et Kara ont été retenues pour la mise en œuvre du projet avec l’implication des hommes de médias. Dans cette perspective, des ateliers de formation sont organisés à l’endroit des professionnels des médias afin de les outiller sur des thématiques des droits des femmes et des filles dans le monde du travail, la responsabilité sociale des entreprises : principes, normes, rôle des entreprises dans le respect des droits humains et enfin sur de la pratique journalistique dans la promotion de la RSE, production des articles, reportages sensibles au genre et à la lutte contre les VBG.
Après la région maritime, les hommes de médias des régions des Plateaux, Centrale et de la Kara ont été formés les 29 et 30 janvier 2026 à Atakpamé.
Le préfet de l’Ogou Ekpé Noël qui a présidé les travaux a indiqué, que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles reste une responsabilité collective et un impératif. Il a reconnu que les avancées en matière de protection des droits humains ont été réalisées mais beaucoup reste à faire, au regard à la persistance des violences sexuelles et sexistes, des inégalités salariales ainsi que le harcèlement sexuel sur les lieux de travail et en milieu professionnel. Le préfet Ekpé a salué, l’initiative du consortium qui, a-t-il relevé, place les hommes de médias au cœur de leur mission, celle de dénoncer toutes entraves à la protection des droits humains qui reste un grand défi pour le gouvernement.
La Présidente du GF2D, Adékambi Bayi, a situé le contexte de la formation qui constitue un espace d’échanges et de réflexion afin de renforcer les compétences des journalistes à travers les thématiques qui leur permettront de mieux traiter, avec rigueur, éthique et sensibilité, les sujets sur les VGB et faire progresser l’égalité, la justice et la dignité pour les femmes et les filles.