La rentrée doctorale à l’Universté de Kara, UK, a eu lieu le vendredi 6 février 2026 au campus sud, en présence du ministre délégué chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Gado Tchangbédji. Le gouverneur de la région de la Kara, Adjitowou Komlan, le préfet de la Kozah, Colonel Bonfo Faré étaient présents pour célébrer cette rentrée doctorale. Cet événement très capital marque le début des travaux pour 93 doctorants inscrits en première année de thèse pour l’année académique 2025-2026 à l’UK.
La rentrée doctorale hautement symbolique dans la vie académique, marque une étape déterminante pour les jeunes doctorants dans un cycle de formation exigeante fondée sur la recherche, l’innovation et la quête permanente de l’excellence. Elle est également une occasion qui permet d’instruire les doctorants sur l’organisation de leurs études, la charte des thèses ainsi que sur leurs obligations et celles de leurs encadreurs. «Doctorat et gestion de temps», c’est la thématique autour de laquelle s’est effectuée cette rentrée doctorale, une thématique qui, selon le directeur des écoles doctorales de l’UK, professeur Laré Kantchoa a été choisie sur la base d’un constat lié à la mauvaise gestion du temps par certains doctorants qui, au bout des 3 années de recherche se trouvent dans l’impossibilité de présenter les résultats de leur travail. Il était donc question de donner aux doctorants les secrets d’une bonne gestion du temps afin de répondre au délai qui encadre la thèse.
En dehors du thème central, un sous thème abordant la problématique de l’intelligence artificielle dans la recherche ainsi qu’un panel intitulé «l’originalité, la pertinence et l’authenticité : les piliers d’une recherche doctorale exigeante», ont été partagés avec doctorants.
Le ministre Gado Tchangbédji a relevé la particularité de cette rentrée doctorale qui, a-t-il dit, démontre la place centrale que le Togo accorde à la recherche scientifique et à la formation des ressources humaines hautement qualifiées. Il a qualifié le doctorat de creuset où se forgent les chercheurs, les innovateurs et les futurs enseignants du supérieur. Professeur Gato a mis en avant les atouts de la recherche scientifique qui constitue un levier du développement durable, forte, structurée et orientée vers les priorités dans un monde en perpétuelle mutation.C’est pour cette raison, a-t-il déclaré, que le gouvernement sous la haute conduite du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé place l’enseignement supérieur et la recherche scientifique au cœur de sa stratégie de développement. Le ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a invité, les écoles doctorales à être des espaces d’excellence, de rigueur scientifique, d’innovation et d’éthique.
Il a exhorté l’UK à poursuivre, les efforts louables déjà engagés dans la création des écoles doctorales tout en mettant un accent particulier sur, la qualité des travaux de recherche, la valorisation des résultats de ces travaux de recherche et sur l’ouverture vers l’international. Le ministre a réaffirmé le soutien de l’état à l’UK et formulé le vœu, que cette année doctorale connaisse des avancées significatives avec, des recherches de qualité et des résultats concrets au service de la nation. «A travers ses écoles doctorales et ses structures de recherche, notre université est engagée à renforcer la qualité de l’encadrement, promouvoir l’interdisciplinarité en encourageant la publication scientifique et en favorisant l’ouverture d’un partenariat national et international», s’est exprimée la présidente de l’UK. Professeur Lieutenant colonel, Houzou-Mouzou Prénam s’est réjouie de l’attention particulière qu’accordent les plus hautes autorités du pays à la formation académique, à la recherche scientifique, à l’innovation et au système de l’enseignement supérieur.
«Le doctorat vous confère un statut, mais également des obligations académiques précises notamment, l’intégrité scientifique, la discipline, la persévérance, la curiosité intellectuelle et le travail méthodique», a dit la présidente de l’UK aux doctorants tout en relevant les multiples avantages et opportunités qu’offre ce diplôme. Le professeur Houzou-Mouzou a appelé à un encadrement rigoureux, régulier et responsable afin d’éviter certaines dérives. «Assumez pleinement l’encadrement doctoral, c’est contribuer directement à la réputation académique de notre université et à la recherche de réponses innovantes à certains défis auxquels nos populations sont confrontées», a-t-elle conclu.

