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Le Togo abrite depuis le lundi 09 mars 2026 à Lomé, la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur, CAMES.
Près de 1 000 scientifiques, enseignants-chercheurs et experts venus d’une vingtaine de pays prennent part à ces assises consacrées aux enjeux de la recherche et de l’innovation en Afrique. Les participants entendent notamment identifier des stratégies permettant de faire de la recherche un véritable levier de développement pour le continent et de renforcer davantage le CAMES en tant que modèle d’intégration académique et scientifique.
Selon le Secrétaire général du CAMES, le professeur Souleymane Konaté, l’Afrique ne contribue aujourd’hui qu’à 2 % de la production scientifique mondiale. L’espace CAMES, quant à lui, représente environ 1 % de cette production. À cette situation s’ajoute, selon le Secrétaire général, une valorisation encore insuffisante des résultats de la recherche, dont l’impact demeure peu visible dans le développement socio-économique des États membres.
Un paradoxe, souligne le responsable de l’institution, dans la mesure où l’espace CAMES est reconnu pour la qualité de ses systèmes d’évaluation. Ces Journées scientifiques visent donc à dresser l’état des lieux de la recherche, à renforcer les capacités des acteurs, à développer le réseautage scientifique et à valoriser les résultats issus des travaux de recherche.
Pendant quatre jours, les experts mèneront leurs réflexions autour du thème : « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ».
L’ambition est de promouvoir une recherche africaine plus collaborative, innovante et davantage orientée vers la résolution des défis du continent.
Représentant le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministre de l’Éducation nationale, Mama OMOROU, a insisté sur la nécessité pour les Etats membres de construire ensemble un système de recherche plus performant. « Il nous revient collectivement de bâtir une recherche africaine ambitieuse, exigeante et adaptée aux réalités de nos peuples », a-t-il déclaré. Selon lui, l’adoption de la Déclaration de Lomé devra poser un jalon important vers la construction d’une politique commune de recherche au sein de l’espace CAMES.
La présidente en exercice du Conseil des ministres du CAMES a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’aller au-delà de l’harmonisation des carrières universitaires. « Il ne s’agit plus seulement d’harmoniser les carrières universitaires, mais de bâtir un véritable espace intégré de recherche et d’innovation capable de produire des connaissances de haut niveau et de générer des solutions adaptées à nos réalités », a-t-elle indiqué.
La cérémonie d’ouverture s’est achevée par une visite de l’exposition partielle des recherches et innovations présentées par les participants. Ces expositions pourront être découvertes plus en profondeur à l’Université de Lomé, notamment près de l’Institut Confucius.

Septentrional
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