Une rencontre d’analyse des conditions d’obtention sécurisée des terres au profit des femmes, membres des coopératives agricoles de la région de la Kara a réuni les 18 et 19 mars 2026 à Kara, les propriétaires terriens, les garants des us et coutumes, des acteurs de la justice et du cadastre.
Cette rencontre a été organisée par le ministère de la solidarité, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance, dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet d’autonomisation des femmes rurales au Togo (PAFeRT) ». Elle a permis aux participants d’échanger sur lez possibilités d’acquisition de terre dans les localités concernées par le projet et les modalités pratiques, notamment les coûts, les démarches administratives et les conditions communautaires à remplir.
Au cours des échanges, les acteurs concernés ont pris connaissance du projet PAFeRT qui vise à promouvoir l’autonomisation des femmes, surtout des zones rurales, engagées dans les coopératives de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles en facilitant leur accès sécurisé à la terre. Ils ont été édifiés sur ses avancées, notamment les résultats issus des rencontres précédentes, les analyses des conditions de sécurisation foncière et la synthèse des options retenues.
Le représentant du ministre en charge de la solidarité, M. Akouete Kodjo, a souligné que l’accès à la terre demeure un défi majeur. Il a insisté sur le caractère stratégique de la sécurisation foncière pour les femmes, plaidant pour la mise en place de mesures adaptées pour garantir un accès durable.
Pour le coordonnateur du projet PAFeRT, Adika Yao, les difficultés des femmes rurales à accéder à la terre sont persistantes et les actions entreprises par le gouvernement visent à leur garantir un accès sécurisé, condition essentielle pour une exploitation durable. Il rappelé que les formations en techniques de plaidoyer précédant cette rencontre, ont abouti à des engagements auprès des propriétaires terriens et autorités traditionnelles, pour la mise à disposition des terres et à une meilleure compréhension des procédures administratives et judiciaires à la sécurisation des terres en faveur des femmes.
Le préfet de la Kozah, Colonel Bonfoh Faré, a rappelé que les femmes rurales représentant environ 56,4% de la main d’œuvre active, sont fortement impliquées dans les cultures vivrières, le maraîchage, la transformation et la commercialisation. Cependant, a-t- il relevé, les efforts de celles-ci restent insuffisamment valorisés, en raison de plusieurs contraintes majeures liées à l’accès limité à la terre, au crédit et aux technologies. Il a salué l’engagement du gouvernement et les partenaires techniques et financiers pour leurs efforts en vue de renforcer l’accès aux ressources et de promouvoir davantage l’autonomisation de la femme rurale togolaise.
Le projet PAFeRT est à sa première phase d’exécution. Il couvre les régions des Savanes, de la Kara et des Plateaux-Ouest.