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Au Togo, moins de 15% de la population dispose d’une carte d’identité nationale selon les statistiques de la direction de la documentation nationale. Le manque de cette pièce d’identité très capitale empêche les citoyens de jouir de leur droits fondamentaux et d’avoir surtout accès aux services sociaux de base. Le gouvernement togolais dans le cadre de la mise œuvre de sa feuille de route a, à travers l’Agence nationale d’identification, initié le projet d’identification nationale biométrique dénommé «e-ID Togo». Ce projet bénéficie du soutien de la Banque mondiale à travers le programme d’Identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest WURI. Il s’agit, par ce projet d’identification biométrique dont notre pays est porteur, de créer une base de données qui va désormais intégrer les informations démographiques et biométriques sur toutes les personnes résidant sur le territoire togolais. Dans le souci de prendre en considération toutes les préoccupations des populations à la base dans la mise en œuvre de ce projet, il a été mis en place un mécanisme de gestions d’éventuelles plaintes des populations. Les acteurs locaux, notamment les préfets, les maires et les chefs traditionnels sont mis à contribution dans la gestion de ces plaintes ; d’où l’organisation des rencontres à travers tout le pays afin de susciter leur adhésion, non seulement au projet, mais aussi au mécanisme. Ainsi une délégation de WURI-Togo a rencontré, le jeudi 11Aout 2023 à Kara, les acteurs locaux de la région de la Kara afin d’échanger sur la mise en œuvre du projet, s’entendre sur les contours du mécanisme de gestion des plaintes et recueillir les avis pour améliorer ce mécanisme avant la création des comités de gestion des plaintes dans les différentes localités du pays. Au cours de cette séance, M. Attikpati Affo-Ogou, spécialiste en développement social sur le projet WURI-Togo a insisté sur l’implication réelle des acteurs locaux et la mobilisation sociale pour la réussite du projet.  »On ne peut rien réaliser aujourd’hui avec les populations à la base sans passer par les autorités locales », a-t-il dit pour situer les acteurs locaux sur leur rôle pour la réussite du projet. Le préfet de la Kozah colonel Bakali Hèmou Badibawou a salué l’initiative de ce projet, souligné son intérêt pour les populations, avant de convier les acteurs locaux à être les ambassadeurs auprès de la population à la base. Le projet WURI est un puissant outil de développement sous- régional qui existe dans plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest dont le Togo. Sa mise en œuvre dans notre pays permettra à terme, d’attribuer à tous les Togolais une identité juridique reconnue par l’État afin de leur permettre de bénéficier des fruits du développement à travers l’accès aux services sociaux de base. Le projet qui a démarré depuis 2020 prend fin en 2026.

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