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Le Togo met en œuvre depuis 2020 une réforme dans le secteur du commerce. Il s’agit de la solution automatisée de marquage des produits sur les marchés. Cette réforme portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, vise non seulement à protéger la santé des populations, mais également à lutter efficacement contre les pratiques illicites en matière de commerce, des pratiques qui mettent à mal la croissance économique.
Depuis qu’elle est mise en œuvre, cette réforme enregistre des résultats encourageants avec 2 milliards de produits marqués, plus de 60 000 inspections réalisées, 600 opérateurs économiques enregistrés, et le lancement d’une application de vérification de l’authenticité des produits etc… Malgré ces avancées notables, il apparaît que certains opérateurs économiques méconnaissent le cadre juridique, notamment les dispositions de la loi portant organisation de la concurrence au Togo.
Dans le souci de mettre tous les acteurs sur le même pieds d’égalité, le ministère du commerce a initié une série d’ateliers nationaux de sensibilisation. C’est ainsi qu’une rencontre a eu lieu le vendredi 8 Août 2025 à Kara à l’intention des acteurs du commerce et de la société civile venus des régions des Savanes, Centrale et de la Kara. Objectif, renforcer les capacités des participants sur la concurrence et la surveillance du marché, la protection des consommateurs ainsi que sur le marquage des produits et la digitalisation des services du commerce.

Le directeur général du commerce ABE Talime qui a ouvert les travaux, a d’abord situé le contexte de ces ateliers et la place qu’occupe le commerce dans la croissance économique. Pour lui l’une des conditions essentielles à cette croissance reste l’application rigoureuse et effective de la politique et du droit de la concurrence. Le représentant du ministre en charge du commerce a relevé les dispositions prises par le gouvernement pour la réussite de la réforme et la lutte contre la fraude et la contrefaçon. M. ABE Talime a enfin encouragé les opérateurs économiques dans leurs efforts de création de la richesse tout en leur demandant de respecter les dispositions liées à la protection des consommateurs.
Le président de la commission chargée du marquage des produits Esso-wavana Adoyi a, de son côté, expliqué le processus de marquage des produits dans les usines et à l’importation. Il est aussi revenu sur les avantages du système automatisé de marquage des produits dont la collecte des recettes fiscales pour financer les projets de développement en faveur des populations.
Les travaux ont été ouverts en présence du préfet de la Kozah colonel BONFO Faré et d’autres invités.
Il convient de rappeler que le 8585 est le numéro vert sur lequel tout citoyen peut appeler pour dénoncer les pratiques anormales du commerce. Il est ouvert 7 jours sur 7.

Septentrional
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