La ville d’Atakpamé a accueilli les 12 et 13 août 2025, un atelier de formation destiné aux professionnels des médias publics et privés de la région méridionale du Togo, aux étudiants en journalisme ainsi qu’à des opérateurs économiques. L’événement, qui rassemble à parts égales femmes et hommes, se concentre sur le développement d’une véritable culture de gestion des sociétés de presse.
Organisée par le ministère de la Communication, des Médias et de la Culture, avec l’appui de l’UNESCO, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Code de la presse et de la communication du 7 janvier 2020. L’article 49 de ce texte impose aux organes de presse de se constituer en sociétés pour s’intégrer à la dynamique économique nationale et assurer leur autonomie financière.
L’atelier vise à renforcer les compétences des acteurs du secteur en gestion financière, dans un contexte marqué par la transformation numérique, la recherche de financements et le respect des principes déontologiques du journalisme. Il s’agit aussi de promouvoir un développement durable des médias en leur donnant des outils nécessaires pour rentabiliser leurs activités.
Huit modules de formation ont été développés notamment, la présentation des sociétés de presse dans le cadre des sociétés commerciales et des groupements d’intérêts économiques selon l’Acte uniforme de l’OHADA; l’intégration du concept genre et l’impact des femmes dans les médias sur la rentabilité ; les stratégies de mobilisation de financements ; le marketing stratégique appliqué aux entreprises de presse.
Les participants ont bénéficié également de séances pratiques et d’échanges d’expériences pour faciliter la mise en œuvre des connaissances acquises.
Le directeur de cabinet du ministre de la Communication, Franck Missité, a rappelé que les médias jouent un rôle central dans la cohésion sociale et la communication publique. Il a souligné la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour qui des médias libres, responsables et viables économiquement constituent à la fois un pilier de la démocratie et un moteur de développement.
« Cet atelier intervient à un moment décisif, face aux transformations rapides du secteur. Il est impératif de structurer les sociétés de presse, de maîtriser les ressources et d’assurer la cohérence des messages en toutes circonstances, afin de renforcer leur crédibilité et leur impact sur le développement national », a-t-il précisé.
Le préfet de l’Ogou, Ekpé Kodjo, a quant à lui salué le caractère inclusif de cette rencontre, gage selon lui de progrès pour le pays. « Partout au Togo, les médias doivent devenir des moteurs de transparence et de bonne gouvernance. Former des professionnels bien outillés, c’est consolider leur rôle comme piliers du développement durable », a-t-il affirmé.
Les organisateurs ont de leur côté salué l’engagement des participants. « Nous voulons que chaque entreprise de presse au Togo puisse acquérir une bonne santé financière à travers ses propres ressources, tout en jouant pleinement son rôle dans la consolidation de la démocratie. Cela passe aussi par l’intégration de l’approche genre dans les lignes éditoriales, pour que les contenus reflètent une société plus inclusive et équilibrée.», a dit Komou Tchaa Pamèïpesseï, Directeur de la radio Kara et facilitateur de l’atelier.