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Le Parlement de la CEDEAO a franchi une étape significative dans son engagement en faveur de l’innovation technologique et de la gouvernance régionale. C’était lors de sa 2è session extraordinaire de 2025 tenue à Port Harcourt au Nigeria. L’Intelligence Artificielle était au cœur de ces assises parlementaires. Un séminaire parlementaire inédit a réuni à cet effet, députés et experts pour réfléchir à  l’exploitation éthique de l’intelligence artificielle (IA) dans la sous-région. Placées sous le thème «Exploiter l’IA pour l’efficacité parlementaire, la gouvernance éthique et le développement », les discussions ont porté sur les risques liés à une utilisation non encadrée de cette technologie, notamment sur l’emploi, la désinformation et l’inclusion numérique. L’IA représente un levier majeur pour transformer la gouvernance, moderniser les institutions et accélérer le développement socio-économique en Afrique de l’Ouest. Utilisée de manière responsable, elle peut améliorer l’efficacité administrative et parlementaire, en automatisant certaines tâches et en facilitant l’analyse des données publiques. Elle renforce également la transparence et la participation citoyenne, notamment via des plateformes numériques intelligentes et des outils de communication plus interactifs, et crée de nouveaux emplois, stimule l’innovation, à condition d’investir dans l’éducation numérique et la formation professionnelle adaptée. L’IA peut combattre la désinformation et les manipulations numériques, en développant des algorithmes éthiques et des cadres de régulation inclusifs. Toutefois, sans encadrement rigoureux, l’IA pourrait aggraver les inégalités existantes. D’où l’importance des initiatives telles que celles de la CEDEAO, qui placent l’éthique, la souveraineté numérique et les droits humains au cœur du développement technologique. Les participants ont donc appelé à une régulation responsable de l’IA afin de préserver les droits humains et renforcer l’intégration régionale.

Au cours de ces assises du parlement de la CEDEAO, le Togo a renforcé sa délégation au Parlement communautaire avec l’arrivée de deux nouveaux parlementaires : Innocent KAGBARA (PDP) et ALIPUI Sénanu Koku (UFC), qui ont prêté serment le 25 septembre 2025. Leur entrée traduit l’engagement renouvelé du Togo dans les processus décisionnels régionaux et sa volonté de contribuer activement aux défis actuels, tels que la sécurité, le développement durable et l’intégration ouest-africaine.
Le Parlement a, par ailleurs, validé un budget de 19,6 millions d’unités de compte (UC) pour
l’exercice 2026, soit une hausse de 5 %. Ce budget vise à soutenir les priorités de l’institution, notamment la mise en œuvre des recommandations issues du séminaire sur l’IA.
A la clôture des travaux, la présidente du parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima a salué des échanges porteurs d’avenir, tout en appelant à une appropriation africaine de l’intelligence artificielle.

Septentrional
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