« Les métiers d’aujourd’hui et de demain : souveraineté, interdisciplinarité et défis de formation universitaire« . C’est le thème du 6è colloque scientifique international de l’université de Kara, UK. Cette grand-messe scientifique, co-organisée avec l’Université de Parakou au Bénin, réunit du 6 au 10 octobre 2025 à Kara 784 chercheurs et enseignants chercheurs des sciences de la santé, des sciences agronomiques et biologiques, des lettres et sciences humaines, des sciences économiques et juridiques et des sciences et techniques, venus d’Afrique et du monde.
Ce 6è colloque permet aux universitaires d’approfondir leurs connaissances, de stimuler une nouvelle collaboration et de réfléchir sur de nouvelles solutions aux défis qui s’imposent à la formation dans les universités africaines en lien avec l’insertion professionnelle et les métiers de demain. Les débats tournent autour de l’employabilité et l’Intelligence Artificielle. Malgré le rôle joué par les universités qui forment pour résoudre le problème d’emploi, les diplômes obtenus ne répondent pas toujours aux exigences du marché de l’emploi. Avec l’émergence de l’Intelligence Artificielle, il est donc nécessaire pour les universités africaines de se réinventer, de repenser l’enseignement en orientant désormais la formation sur les métiers d’avenir avec un accent sur l’innovation afin d’offrir des compétences aux apprenants.
Les travaux du colloque ont démarré par une conférence inaugurale avec pour titre : Mathématiques et souveraineté scientifique : former pour innover demain. Cette conférence animée par docteur Tiébé Kabe Pagdame a mis en lumière le rôle fondamental des mathématiques dans la construction de la souveraineté scientifique, technologique et économique. M. Tiébe Pagdame a montré comment les compétences mathématiques, lorsqu’elles sont solidement ancrées dans la formation universitaire, deviennent un levier stratégique pour anticiper et façonner les métiers de demain, de la cyber sécurité à l’Intelligence Artificielle en passant par la modélisation, la finance ou la santé.
« L’une des questions auxquelles les universités sont appelées à répondre est de savoir, que deviennent les milliers d’étudiantes et étudiants qui sortent des universités après de nombreux sacrifices à la fois de leurs parents et d’eux mêmes« , s’est interrogée, de son côté la Présidente de l’UK, Prof lieutenant -colonel Prénam Houzou-Mouzou.
Elle a indiqué que face aux défis et réalités que connaissent les universités africaines elle se doivent de jouer un rôle central car elles ne peuvent plus se limiter à transmettre seulement des savoirs classiques mais s’orienter vers les métiers d’avenir, former des compétences nouvelles, encourager l’innovation locale et contribuer à la résilience des sociétés. Sur le thème du colloque, la présidente de l’UK a expliqué qu’il s’inscrit dans les réflexions régionales et inter- continental notamment dans les objectifs du développement durable qui appellent à une éducation inclusive, équilibrée permettant de réduire les inégalités. Le Prof Prénam Houzou-Mouzou a exprimé les reconnaissances de la communauté universitaire de l’UK au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son accompagnement qui permet à ce temple du savoir de progresser vers un pôle académique et de recherche scientifique.
Le ministre de l’enseignement supérieur Kanka Malick Natchaba a salué la tenue de ce colloque qui porte sur un thème aussi important qui résonne particulièrement dans le contexte local. Le ministre Natchaba a relevé que les facultés et écoles ont formé des centaines de cadres avec des compétences variées et reconnues au-delà des frontières, mais il trouve qu’il est nécessaire de s’inscrire dans une logique de complémentarité et de valeur ajoutée par rapport à ce que les universités sont capables de proposer à la jeunesse notamment des formations adaptées et de bon niveau qui ouvrent les portes vers un emploi sécurisé et durable. Le ministre a invité les universitaires a saisir l’opportunité du 6è colloque scientifique pour explorer des pistes audacieuses et enrichir valablement le rapport, proposer des solutions concrètes et tracer les contours d’une université africaine proactive, capable de transformer les défis en opportunités.
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