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L’Assemblée nationale du Togo a clos, le lundi 23 mars, sa première session extraordinaire de l’année, au terme de travaux marqués par l’adoption définitive de 4 projets de loi structurants. Ces textes, portent sur des domaines clés, et traduisent une volonté affirmée de moderniser les cadres de gouvernance économique, financière et environnementale du pays.
Parmi les réformes adoptées figure la révision de la loi-cadre sur l’environnement. Ce texte vise à actualiser les dispositifs de protection, dans un contexte de pressions croissantes liées aux changements climatiques et à la gestion durable des ressources naturelles. L’ambition est de renforcer les outils juridiques afin de mieux répondre aux défis environnementaux contemporains.
Dans le registre économique, les députés ont validé le transfert des missions, du personnel et du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) vers l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises, ADTPME. Cette mesure s’inscrit dans une logique de rationalisation des mécanismes publics d’accompagnement de l’entrepreneuriat, avec l’objectif d’améliorer leur efficacité et leur lisibilité.
Deux autres textes majeurs ont été définitivement adoptés dans le domaine financier. Le premier porte sur la réglementation de la microfinance, un secteur clé pour l’inclusion économique, tandis que le second concerne la répression du faux monnayage et des atteintes aux signes monétaires dans l’espace de l’Umoa. Ces réformes visent à sécuriser davantage le système financier et à renforcer la confiance des acteurs économiques.
Adoptés en première lecture puis validés par le Sénat, ces textes ont franchi l’ultime étape de la procédure parlementaire.
La séance de clôture s’est déroulée en présence de Gilbert Bawara, ministre des relations avec le Parlement et les institutions, du Prof Komla Dodzi Kokoroko, ministre de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, de Essowè Georges Barcola, ministre des finances et du budget et de Mazamesso Assih, ministre du développement à la base et de l’économie sociale et solidaire.
Le Président de l’Assemblée nationale, professeur Komi Sélom Klassou a rendu hommage au Président du Conseil, qui a sollicité la convocation de cette session extraordinaire.
« Je tiens à saluer la vision de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil. C’est sous son impulsion éclairée, et à sa demande, que cette session extraordinaire a été convoquée. Par cet acte, il a réaffirmé sa confiance en l’institution parlementaire pour sculpter l’avenir de notre Nation. », a-t-il souligné.
Le Président de l’Assemblée nationale a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance aux députés pour leur engagement et la qualité des débats, ainsi qu’aux membres du gouvernement pour leur disponibilité et leur esprit de collaboration, ayant permis d’améliorer la qualité des textes adoptés.
« J’entrevois une triple volonté : au Gouvernement, la diligence de l’action pour une mise en œuvre efficace ; au Parlement, la rigueur de la vigilance pour un contrôle constant ; au Citoyen, la fierté de l’appropriation pour faire de ces réformes un progrès vivant. C’est dans cette convergence sacrée des engagements que réside la force invincible d’un peuple uni. », a-t-il déclaré.
Il a enfin annoncé les prochaines échéances parlementaires, notamment l’ouverture de la première session ordinaire le 7 avril 2026, qui coïncidera avec un événement majeur : l’accueil à Lomé de la 17ᵉ Conférence des présidents d’Assemblée et de section de la région Afrique de la Francophonie.

Septentrional
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