Les fils et filles de la préfecture de Doufelgou ont célébré la 37è édition de leur fête traditionnelle Sintu Janjaagu ou la fête des moissons, le samedi 18 avril dans le canton de Siou, commune Doufelgou 1, sous le signe de la diversité culturelle au service du développement local.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé était représenté à ces manifestations par son ministre conseiller, Pascal Akoussoulèlou Bodjona. Était également présents, le ministre de la Sécurité, Calixte Batossiè Madjoulba, le ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions de la république, Gilbert Bawara, et plusieurs personnalités politiques, administratives, religieuses, traditionnelles, dont le gouverneur de la région de la Kara, le Général Adjitowou Komlan.
Cette édition est placée sous le thème « Traditions solidaires, communautés mobilisées pour la paix, la sécurité et le développement ». Sintu Janjaagu est une culture des peuples Lamba et Nawdba du mont blanc (Doufelgou) qui se réunissent annuellement en compagnie de leurs frères et sœurs des préfectures environnantes du Togo et de l’extérieur, pour exprimer leur reconnaissance à Dieu, et rendre hommage aux mânes des ancêtres pour leurs bienfaits, au cours de la campagne agricole écoulée.
Les festivités ont été marquées par le passage des groupes folkloriques venus de divers cantons et communautés. Ils ont offert au public un défilé riche en rythmes et en traditions, donnant lieu à une parade culturelle haute en couleurs, illustrant la diversité des danses traditionnelles et la richesse du patrimoine local.
Au total, 20 prestations ont rythmé l’évènement. Le canton de Siou a ouvert le bal avec la danse Kpadjaga, exécutée sous la conduite du régent Bakobadji Tayoba. Il a été suivi de Défalé avec la danse Sintu, portée par le chef Abeta Soukoum, puis de Kadjalla, également Sintu Cotre.
Le canton de Niamtougou, représenté par le régent Bararmna Niguita, a présenté la danse Daga Bina. De leur côté, Anima et Baga ont respectivement exécuté les danses Kontete et Iyeryeringa. Alloum, sous la régence de Koubatine Fatouma, a séduit l’assistance avec la danse Ayota.
D’autres cantons notamment Kpaha, Pouda, Tchore et Koka ont également marqué leur passage avec des danses variées telles que Sintu, N’tissr, Abara et Kadjaga, témoignant de la vitalité des traditions locales. Les cantons d’Agbande-Yaka et de Léon ont, eux aussi, mis en valeur la danse Ayota.
Les prestations se sont poursuivies avec Ténéga et sa danse Foka Bina, suivie de Massedena avec Atara, avant l’entrée de la délégation d’Akposso.
Les communautés Peulh, Kotokoli, Haoussa, de la Kéran, de Péssaré et de Sola de la Binah ont enrichi le tableau culturel avec les danses Fidjo, Simpa et Kpadja apportant une dimension intercommunautaire à la fête.
L’autre temps fort de cette apothéose a été la présentation des échantillons des récoltes et œuvres artistiques du canton de Siou ainsi que la dégustation des mets locaux.
Le ministre conseiller, Pascal Akoussoulèlou Bodjona a souligné que l’unification du Sintu des Lamba et du Janjaagu des Nawdba en une seule célébration est saluée comme un acte politique et social fort, illustrant l’unité, la cohésion sociale et la force de la diversité au service du développement local. Ce rassemblement, a-t-il dit, envoie un message national sur l’importance de la synergie au-delà des différences ethniques, sociales ou religieuses.
M.Bodjona a noté que l’organisation tournante de Sintu- Janjaagu entre les cantons et le Festival des arts de Défalé, FADEF, sont salués pour leur rôle dans la valorisation du patrimoine culturel, du renforcement du vivre-ensemble et de la stimulation de l’économie locale. Il s’est enfin félicité des efforts fournis par les natifs pour faire de Doufelgou une destination touristique, en lien avec la stratégie nationale de promotion du tourisme et adressé ses remerciements aux autorités politiques, administratives, traditionnelles, religieuses et au comité d’organisation pour le climat de paix qui règne dans la préfecture.
Le président du comité d’organisation, Anakoma Bikpéta a indiqué que cette fête traditionnelle, d’abord dédiée aux moissons, est un moment sacré pour remercier les ancêtres et les forces divines pour les récoltes passées et implorer leur bénédiction pour la nouvelle saison agricole. Elle permet, également, dit-il, une évaluation collective des réalisations, des défis et des enseignements pour un avenir plus prospère. M. Anakoma a réitéré sa gratitude aux fils et filles de Doufelgou et toutes les bonnes volontés qui ont contribué pour la réussite de cette édition.

