En marge du sommet Africa Forward 2026 à Nairobi au Kenya, le Togo a réaffirmé sa position de leader dans la résolution des crises sur le continent. Le président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, représentant le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a pris part à une table ronde. Cette rencontre portait sur les défis de la paix et de la sécurité, des enjeux cruciaux pour le développement de la région.
Devant un auditoire composé notamment du Chef de l’Etat kenyan, William Ruto, et du président français, Emmanuel Macron, Komi Sélom Klassou a délivré un message de responsabilité. Selon lui, le continent doit cesser d’être un simple terrain de gestion des urgences pour devenir le concepteur de sa propre sécurité. Cette autonomie est présentée comme la condition indispensable pour une exploitation souveraine des ressources africaines au profit des populations.
Désigné par l’Union africaine (UA) comme médiateur dans la crise de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), le Président du Conseil prône une approche basée sur la connaissance des réalités locales. Pour le représentant togolais, la médiation ne se limite pas à une procédure diplomatique, mais constitue un engagement politique profond. Le Togo refuse ainsi que des solutions extérieures se substituent aux initiatives endogènes pour définir l’avenir du continent.
L’engagement du Togo s’appuie sur trois principes fondamentaux : le dialogue direct entre les parties, la neutralité active et la solidarité régionale. Cette stratégie repose sur la conviction que l’instabilité d’une zone géographique impacte nécessairement l’ensemble de l’espace africain.
En appelant à bâtir des ponts plutôt que des murs, le Togo confirme son statut d’acteur incontournable de la diplomatie et de la stabilité en Afrique.