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Le conseil des ministres s’est réuni le mardi 26 mai 2026 sous la présidence du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Le Conseil a adopté plusieurs décrets touchant à l’enseignement supérieur, à la libre circulation en Afrique, à la chefferie traditionnelle ainsi qu’à la protection des ressources naturelles.
Ces décisions traduisent la volonté du gouvernement togolais de renforcer la modernisation de l’Etat, d’améliorer la formation technique et technologique et de consolider le positionnement du Togo dans la dynamique d’intégration régionale africaine.
Ainsi, le Conseil des ministres a adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’École polytechnique de Lomé, EPL. Cette nouvelle institution est issue de la fusion de l’École nationale supérieure d’ingénieurs, ENSI, et du Centre informatique et de calcul, CIC, de l’Université de Lomé.
À travers cette réforme, le gouvernement entend renforcer le cadre institutionnel de la formation technique supérieure afin de faire de l’EPL un véritable pôle d’excellence répondant aux standards internationaux des grandes écoles d’ingénieurs.
L’établissement aura pour mission de former des ingénieurs et techniciens supérieurs dans des secteurs jugés stratégiques pour le développement économique du pays, notamment le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, l’informatique, les procédés industriels ainsi que les mines et la géologie.
Le gouvernement mise également sur une pédagogie orientée vers la pratique, les travaux de laboratoire et l’immersion professionnelle afin d’adapter les compétences des diplômés aux besoins du marché de l’emploi et du tissu industriel national. Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de développement du capital humain et d’industrialisation portée par les autorités togolaises.
Le Conseil des ministres a, ensuite procédé à l’adoption du décret portant exemption de visa d’entrée sur le territoire togolais au profit des ressortissants des Etats africains. Désormais, les citoyens africains détenteurs d’un passeport ou d’un titre de voyage valide pourront entrer au Togo sans visa pour un séjour de trente jours.
Le gouvernement précise toutefois que les contrôles migratoires et les formalités d’immigration demeurent maintenus. Les autorités conservent également le pouvoir de refuser l’entrée ou de limiter le séjour de toute personne susceptible de menacer l’ordre public, la sécurité nationale ou la santé publique. Cette mesure s’inscrit dans la stratégie d’ouverture du Togo et dans sa volonté de renforcer les échanges économiques, touristiques et culturels sur le continent africain.
Elle répond également aux objectifs de l’Union africaine à travers l’Agenda 2063, du protocole de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO, sur la libre circulation des personnes et de la Zone de libre-échange continentale africaine, ZLECAf. Le gouvernement ambitionne ainsi de renforcer l’attractivité du Togo comme hub régional d’affaires, de tourisme et de dialogue continental.
Le Conseil des ministres a également adopté quinze décrets portant reconnaissance de la désignation des chefs de canton par voie coutumière ou par consultation populaire. Selon le gouvernement, ces désignations ont été effectuées conformément aux dispositions de la loi du 08 janvier 2007 relative à la chefferie traditionnelle et au statut des chefs traditionnels au Togo.
Cette reconnaissance officielle vise à conférer aux nouveaux chefs de canton la légitimité juridique nécessaire à l’exercice de leurs fonctions en tant que garants des us et coutumes dans leurs localités respectives. Ces décrets participent au renforcement de l’autorité traditionnelle et de la gouvernance locale.
Enfin, le Conseil des ministres a examiné en première lecture le projet de décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du corps des agents des eaux et forêts. Face aux défis liés au changement climatique, à la déforestation, au braconnage et à l’exploitation abusive des ressources naturelles, le gouvernement entend moderniser ce corps afin d’améliorer ses capacités opérationnelles.
Le texte prévoit notamment un renforcement du maillage territorial, des missions de surveillance et des interventions en matière de protection des ressources forestières, fauniques et halieutiques. Le futur dispositif devrait également renforcer les actions de reboisement, de sensibilisation des populations et de lutte contre les infractions environnementales . L’examen du projet de décret se poursuivra lors d’une prochaine séance du Conseil des ministres.

Septentrional
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