3 minutes 3 heures

L’ONG Jeunesse pour la Survie, JS, avec l’appui du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) à travers le Programme de Microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM), a procédé, le mardi 09 juin 2026, au lancement officiel du projet « Protection des écosystèmes et renforcement de la résilience des jeunes dans les cantons de Djarkpanga, Boulohou et Kagnigbara ». L’ événement a été immédiatement suivi de la mise en terre symbolique de 300 plants sur le site de la forêt communautaire de Waragni.
Ce lancement a été marqué par un appel à la responsabilité collective. Devant une assemblée d’autorités administratives, coutumières et sécuritaires, de responsables des services techniques et d’organisations de la société civile, et des communautés bénéficiaires, les officiels ont rappelé l’importance stratégique de ce projet pour la préfecture de Mô. Le Directeur exécutif de l’ONG JS, M. Anité Yaola Yata, a insisté sur la portée fondatrice de cette initiative, affirmant que cet événement est un acte qui officialise un partenariat et mobilise toute une communauté autour d’une vision commune.
Le Préfet de Mô, M. Agoh Mazamesso, a pour sa part souligné l’exigence de résultats et la nécessité d’un suivi rigoureux, rappelant qu’un projet qui transforme durablement les comportements et les capacités des communautés est celui-là qui a réussi.
La cérémonie officielle a laissé place à une mobilisation citoyenne sur le terrain, dans la forêt communautaire de Waragni. Jeunes, femmes, leaders villageois, agents des services de l’Environnement et membres de l’ONG JS ont planté les premiers arbres d’espèces locales et agroforestières, un reboisement qui ne s’arrêtera pas là.
Ce premier geste marque le début d’un processus de restauration écologique sur le long terme. L’ambition est de reconstituer 16 hectares de couvert végétal grâce à la mise en terre de plus de 5 000 plants, dans une préfecture où la déforestation a détruit près de 4 500 hectares ces dernières années.
Au-delà du reboisement, le projet prévoit un ensemble d’activités complémentaires destinées à renforcer la résilience des communautés locales. Des séances de sensibilisation, des fora communautaires et l’équipement de groupements maraîchers en matériels agricoles permettront de promouvoir les bonnes pratiques agroécologiques et de soutenir l’autonomisation économique des populations.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de restauration écologique et de responsabilisation communautaire, essentielle pour préserver les écosystèmes fragilisés dans la préfecture de Mô.

Septentrional
3 minutes 3 heures

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *