Le lundi 05 octobre 2026 a été observée la journée internationale des enseignants. Le thème retenu cette année est : « Valoriser la voix des enseignants : vers un nouveau contrat social pour l’éducation« . A cette occasion, le ministre de l’éducation nationale, Maman Omorou a adressé aux enseignants togolais un message dont voici la teneur. Chères enseignantes, chers enseignants du Togo, en ce jour du 05 octobre, le Togo se joint à la communauté internationale pour célébrer la Journée Internationale des Enseignants. C’est pour moi un honneur et un devoir républicain de m’adresser à vous, qui portez l’âme de notre Nation. À vous, bâtisseurs silencieux de la République, si l’éducation est le socle de notre émergence, vous en êtes les fondations.
Dans les classes de maternelles ou de primaires de nos villages les plus reculés comme dans les lycées de nos grandes villes, de Lomé à Cinkassé, vous accomplissez chaque jour un acte de foi envers le Togo. Vous n’apprenez pas seulement à nos enfants à lire, à écrire et à compter ; vous leur apprenez à aimer le Togo, à devenir des citoyens, et des citoyens libres. Au nom du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, et au nom du Gouvernement, je vous exprime la profonde reconnaissance de la Nation.
Cette reconnaissance ne restera pas dans les mots. Elle doit se traduire dans vos conditions de travail, dans vos carrières, dans la place que l’État vous accorde.
Sous la très haute impulsion de Son Excellence le Président du Conseil, l’école est devenue une priorité de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031. Mais nous le savons : aucune réforme éducative ne réussira sans vous, ni contre vous. La transformation numérique de l’école, l’éducation inclusive, la qualité de notre capital humain resteront des ambitions tant que l’enseignant ne sera pas respecté, formé, équipé et valorisé.
C’est pourquoi, en ce jour qui vous est dédié, je veux vous redire trois engagements qui m’obligent. Le premier concerne votre dignité. Nous poursuivrons le dialogue social, nous améliorerons votre statut et nous régulariserons les situations administratives en souffrance. Un enseignant qui a peur du lendemain ne peut pas préparer l’avenir de nos enfants.
Le deuxième concerne votre métier. Vous aurez accès à davantage de formation continue, d’outils numériques et de ressources pédagogiques. L’enseignant togolais doit être au cœur de la révolution numérique, pas à sa marge.
Le troisième concerne l’équité. À vous qui enseignez dans les zones enclavées, loin des routes, parfois loin de tout, l’État doit un soutien particulier ; car c’est dans vos classes que se joue l’égalité des chances. Aucun enfant togolais ne doit voir son avenir limité par son lieu de résidence .
Chères enseignantes, chers enseignants, les défis demeurent : effectifs pléthoriques, infrastructures à renforcer, adaptation de nos programmes aux réalités du monde moderne. Mais je connais votre résilience. Je connais votre patriotisme.
En ce jour, je vous propose un nouveau pacte. Le Pacte de l’Excellence. L’État s’engage à mieux vous protéger, à mieux vous outiller et à mieux vous écouter, en associant votre voix à chaque étape de la réforme. En retour, la Nation attend de vous un engagement renouvelé pour l’éthique, la ponctualité, la qualité de l’enseignement et la neutralité de l’école. L’avenir du Togo s’écrit aujourd’hui, à la craie comme sur l’écran, dans chacune de vos classes.
Bonne fête à toutes et à tous.
Vive les enseignants du Togo !
Vive l’École Togolaise !
Vive le Togo !