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Le Rapport sur le Développement Humain, édition 2023/2024 a été lancé mardi à  Lomé par le gouvernement togolais et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Les travaux ont été dirigés par Sandra Johnson, ministre Secrétaire générale de la Présidence togolaise. Le document révèle que l’indice de développement humain du pays est passé de 0,539 en 2021-2022 à 0,547 en 2023-2024. Le Togo est ainsi classé pour la 2e année consécutive 1er dans l’espace UEMOA et 4ème cette année dans la CEDEAO.

Le lancement du rapport s’est fait en présence de Binta Sanneh, Représentante Résidente du PNUD au Togo, de Adjovi Apedoh-Anakoma, ministre de l’action sociale, de Yawa Kouigan, ministre de la communication et de Pascal Bodjona, Conseiller spécial du Président togolais.

 Le Développement Humain en avance au Togo.

Le Rapport sur le Développement Humain, édition 2023/2024 est intitulé « Sortir de l’impasse : Repenser la coopération dans un monde polarisé ». Il met en lumière le contexte dans lequel se trouve l’ensemble des pays du monde étroitement interconnectés, les défis communs et interdépendants à l’échelle mondiale comme la polarisation, les changements climatiques galopants.

Le document révèle que le Togo a enregistré un progrès remarquable à l’instar des précédents rapports. Dans les détails, il revient que l’indice de développement humain du pays est passé de 0,539 en 2021-2022 à 0,547 en 2023-2024. Le Togo est classé pour la 5e année consécutive 1er dans l’espace UEMOA et 4e cette année dans la CEDEAO après le Cap-Vert, le Ghana et le Nigéria.

Pour Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République, ces chiffres démontrent que « le pays a fait clairement le choix d’un développement centré sur l’humain ».

« Ces progrès du Togo qui sont le fruit de la performance économique portée particulièrement par la résilience de notre pays grâce aux réformes audacieuses entreprises par le Gouvernement sous le leadership du Président de la République ; contribuant ainsi à l’amélioration substantielle de la qualité de vie de nos populations » a déclaré Mme Johnson lors de l’atelier de lancement.

 Au seuil de la catégorie de développement humain moyen

Depuis quelques années, l’indice de développement humain du Togo est en évolution. Il est passé de 0,484 en 2014 ; à 0,513 en 2018 ; à 0,539 en 2021/2022 puis à 0,547 en 2023/2024, soit une progression de 13% entre 2014 et 2023/2024.

Pour la ministre Secrétaire générale de la Présidence togolaise, ces chiffres montrent que le Togo est en bonne voie pour franchir le seuil de la catégorie de « développement humain moyen » égal à 0,550. Sandra Johnson a également expliqué que ces résultats traduisent la mise en œuvre de la politique d’inclusion sociale initiée par le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.

« Le Revenu National Brut par habitant est passé de 2167$ US en 2021-2022 à 2214$ US en 2023-2024. Quant à l’espérance de vie à la naissance, elle s’est établie à 61,6 ans en 2023/2024. Des performances qui s’expliquent par des initiatives des plus hautes autorités visant à capitaliser les potentialités de notre jeunesse marquées par des résultats significatifs en matière de formation, d’accompagnement financier et technique et de facilitation de l’accès au marché (PAEIJ, PNPR, FAIEJ, AGRISEF) », a ajouté Sandra Johnson.

En matière de paix et de sécurité, on note que le Togo a anticipé sur la vision du système des Nations Unies et particulièrement sur le thème de cette année. Le Chef de l’Etat togolais n’a cessé d’appeler à une synergie d’actions en vue de garantir une paix durable dans notre sous-région et par ricochet, sur le continent africain. Il s’est également impliqué dans le règlement des conflits, sans oublier le déploiement de contingents togolais.

La Représentante résidente du PNUD a salué les avancées du Togo en matière de développement humain et réitéré l’engagement de son institution à accompagner le pays sur la voie du développement.

« Le Togo poursuit les réformes économiques en faveur de l’amélioration du climat des affaires et la mise en œuvre de politiques publiques orientées vers le développement inclusif. Je suis convaincue que ce rapport sera une source précieuse pour les décideurs et les acteurs de développement pour façonner un avenir plus inclusif, plus durables et plus prospère pour tous » a déclaré Binta Sanneh.

 Les recommandations du rapport pour l’Afrique

Au final, le rapport sur le développement humain préconise de repenser et de faire appel à une nouvelle génération de biens publics mondiaux et propose quatre domaines pour une action immédiate. En premier lieu, la fourniture de biens publics planétaires, pour la stabilité du climat, compte tenu des défis sans précédents de l’Anthropocène auxquels nous sommes confrontés. En deuxième lieu, la fourniture de biens publics mondiaux numériques, afin d’assurer une plus grande équité dans l’exploitation des nouvelles technologies au service d’un développement humain équitable.

En troisième lieu, la mise en place de mécanismes financiers nouveaux et élargis, y compris un nouveau volet de la coopération internationale qui viendrait compléter l’aide humanitaire et l’aide au développement traditionnelle en faveur des pays à faible revenu. Enfin, la réduction de la polarisation politique grâce à de nouvelles approches de gouvernance visant à mieux faire entendre la voix des citoyens dans les délibérations et à lutter contre la désinformation.

Septentrional
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