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Des animateurs culturels des régions des Plateaux et Maritime se sont familiarisés avec les thématiques des droits de l’homme développées dans le film MIKÔKÔ. C’était au cours d’une séance de sensibilisation et de vulgarisation organisée les 28 et 29 août à Kpalimé.
Cette campagne, la deuxième du genre, est initiée par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), en partenariat avec le collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) et l’association Vegon, avec l’appui financier de l’Union européenne.
La 1ʳᵉ vice-présidente de la CNDH, Mme Aïssah-Assih Ashira Irène, a expliqué les motivations de cette démarche :
« Malgré la multiplicité des initiatives visant à promouvoir les droits humains et les valeurs citoyennes, une grande partie de la population méconnaît encore ses droits et devoirs. Les programmes audiovisuels existants, destinés aux jeunes, aux femmes et aux adultes, présentent de nombreuses insuffisances. Pour y remédier, la CNDH, le CACIT et l’association Vegon ont conçu un film répondant au besoin de promotion et d’éducation aux droits humains et à la citoyenneté. »
Les enseignements du film MIKÔKÔ
Tourné en « français facile » et basé sur le modèle d’une série populaire, MIKÔKÔ (qui signifie « élévation » en langue mina) se veut accessible à tous. Inspiré d’expériences de terrain, il s’appuie sur le principe de l’éducation par le divertissement, afin de reconnecter les populations aux valeurs civiques et citoyennes, en phase avec leur vie quotidienne.
Mme Aïssah-Assih a précisé que le film aborde plusieurs catégories de droits : les droits civils et politiques (droit à la participation et à la prise de décision, libertés publiques en période électorale, liberté syndicale, liberté d’association et de réunion, droit à l’information, dignité de la personne humaine) ; les droits économiques, sociaux et culturels (droit à l’éducation, liberté de commerce, travail décent, lutte contre la corruption) ; les droits des groupes spécifiques (droit de l’enfant, droits des personnes handicapées, lutte contre les violences basées sur le genre).
La vice-présidente de la CNDH a souligné que la diffusion du film contribuera à renforcer les actions déjà entreprises en matière d’éducation aux droits humains, à la démocratie et à la citoyenneté au Togo. Des campagnes sont prévues dans toutes les préfectures, notamment auprès des populations qui n’ont pas un accès régulier à la télévision, afin d’atteindre un large public et d’encourager un véritable changement de mentalité.
« Pour assurer le succès de ces campagnes, l’appui des animateurs culturels est indispensable. D’où la nécessité de les former afin qu’ils maîtrisent les thématiques des droits de l’homme abordées dans le film », a-t-elle précisé.
Mme Aïssah-Assih a indiqué que cette initiative vise à renforcer les capacités des participants en matière de droits de l’homme, de gouvernance locale et de démocratie participative, mais aussi à constituer un vivier d’acteurs capables de vulgariser le film et de sensibiliser les populations des préfectures cibles sur les valeurs démocratiques et citoyennes.

Septentrional
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