La seconde chambre du Parlement a adopté le 23 décembre 2026, la loi de finances exercice 2026, ouvrant ainsi la voie à la mise en œuvre de la politique économique du gouvernement dans le cadre de la Vè République.
Le ministre des Finances et du Budget, Essowé Georges Barcola a salué la qualité des débats et l’esprit de responsabilité qui ont marqué les travaux, confirmant ainsi le rôle stratégique du Sénat dans la Vème République comme espace de réflexion, de décision et de convergence des idées.
La session a été conduite par Barry Moussa Barqué, président du Sénat. «Ce moment marque une étape décisive dans l’évolution institutionnelle du Togo. Il affirme la maturité de notre démocratie et notre engagement collectif en faveur de la bonne gouvernance», a dit M. Barqué.
Dans un contexte international marqué par un ralentissement de la croissance mondiale, des tensions géopolitiques persistantes et un durcissement des conditions financières, le Togo affiche des perspectives économiques solides.
La croissance est attendue à 6,5 % en 2026, avec un PIB nominal projeté à 7 595,1 milliards de Fcfa. L’inflation resterait soutenue à 0,7 %, tandis que l’endettement public demeurerait en dessous du seuil communautaire de 70 %.
Le budget 2026, premier de la Vè République, s’équilibre à 2 751,5 milliards, en hausse de 14,8 % par rapport à 2025.
Deux priorités ont guidé son élaboration. Le renforcement de la mobilisation des ressources internes et la rationalisation des dépenses de fonctionnement, afin de dégager davantage de marges au profit des dépenses sociales, qui représentent près de la moitié des crédits budgétaires.
La loi de finances introduit également plusieurs mesures fiscales et sociales importantes, dont l’exonération de TVA sur les produits locaux de l’élevage et de la pêche, un crédit d’impôt pour l’emploi des personnes en situation de handicap, ainsi que des facilités pour les marchés publics réservés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
Les allègements fiscaux sur les véhicules neufs sont par ailleurs reconduits.
Ce budget traduit, selon le gouvernement, la volonté de bâtir une économie plus résiliente et inclusive, tout en respectant les engagements communautaires, notamment la réduction du déficit à 3 % du PIB en 2026.
Dans cette dynamique, l’exécutif réaffirme son engagement en faveur de la bonne gouvernance, de la transparence et de la discipline budgétaire, sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, avec l’ambition de faire de 2026 une étape décisive pour le développement économique et social du pays.
Le projet sera soumis à l’adoption des députés.