Le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance tient du 21 au 24 janvier à Kpalimé, la revue annuelle de ses activités 2025. Cette rencontre vise à évaluer les performances du département au regard des objectifs, et à définir les actions prioritaires pour l’année 2026.
Ouverte par la ministre Moni Sankaredja, cette revue annuelle s’inscrit dans la dynamique de redevabilité et de gestion axée sur les résultats, conformément aux orientations de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et aux Objectifs de développement durable (ODD).
L’exercice va permettre d’analyser les résultats obtenus en 2025, d’identifier les écarts entre les projections et les réalisations, de relever les défis rencontrés et de formuler des recommandations pour améliorer l’efficacité des interventions du ministère. « Il sagit de renforcer la synergie d’actions entre les acteurs afin d’obtenir des résultats encore plus impactants en 2026 », a indiqué la ministre.
Au titre de 2025, le Plan de travail et le budget annuel du ministère a enregistré un taux de réalisation physique de 71,56 % et un taux d’exécution financière de 82 %. Les ressources mobilisées sélèvent à environ 1,81 milliard FCFA, dont 950 millions FCFA de l’Etat et 861 millions FCFA des partenaires techniques et financiers, pour un taux global de consommation budgétaire de 94 %.
Ces financements ont permis de toucher 204.720 bénéficiaires à l’échelle nationale, dont 59,63 % de femmes.
Dans le domaine de la lutte contre les vulnérabilités, 150.916 personnes, dont 83.677 femmes, ont bénéficié de prise en charge, de formation et d’insertion socioprofessionnelle. En matière de protection de l’enfance, 12.700 enfants et adolescents, dont 6.126 filles, ont été pris en charge à travers des actions de prévention, de lutte contre les violences et la traite, ainsi que de promotion du leadership des jeunes.
Les actions liées au genre et à la promotion de la femme ont touché 33.297 personnes, incluant l’éducation, la formation, la promotion des activités économiques et la lutte contre les violences basées sur le genre. Dans le secteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, 7.807 bénéficiaires ont été recensés, dont 6.283 femmes.
Les travaux portent sur cinq programmes budgétaires du ministère, à savoir le pilotage et le soutien aux services, la promotion de l’action sociale, la protection de l’enfant, le genre et la promotion de la femme, ainsi que l’alphabétisation et l’éducation non formelle.
Les participants vont élaborer les plans de travail et budgets annuels 2026 en tenant compte des expériences de 2025.
L’atelier réunit, outre les cadres du ministère, des représentants de plusieurs départements ministériels, de la Cour des comptes, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de la société civile.
Mme Sankaredja a exprimé sa reconnaissance au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son engagement constant en faveur de l’inclusion sociale et de la protection des couches vulnérables.
Le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin, a félicité le ministère pour la régularité de cet exercice d’évaluation, essentiel pour rapprocher les projections des réalités du terrain et améliorer l’impact des politiques publiques sur les populations.