Le Togo présente un niveau de risque d’investissement jugé modéré, avec une note de 5,9%. C’est la principale conclusion du rapport « Risque pays – Togo 2026 » présenté le 2 avril 2026 à Lomé par Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment Corporation.
Selon lui, cette classification permet aux investisseurs de s’engager malgré quelques poches de risques. Le document offre une cartographie destinée à orienter à la fois les décisions économiques et les politiques publiques.
L’analyse met en avant une hausse de 35% des recettes budgétaires entre 2019 et 2024. La dette, en progression, reste contenue à 69% du PIB en 2024, sous le seuil communautaire de 70%.
Sur le plan macroéconomique, des initiatives comme le programme Novissi ont renforcé la résilience, touchant 7,1% de la population. Les investissements agricoles et le soutien aux PME ont également contribué à de meilleures performances.
Malgré ces avancées, des défis persistent. Le déficit commercial atteint 1 125 milliards FCFA en 2024, porté par une forte dépendance aux importations. A cela s’ajoutent la vulnérabilité du secteur agricole et la faible diversification des exportations.
Réagissant au rapport, le ministre Badanam Patoki a mis en exergue une croissance supérieure à 6% en 2025, tout en assurant que des réformes sont engagées pour corriger les déséquilibres.
Le Togo apparaît comme une économie dynamique, offrant des opportunités réelles, mais encore exposée à des fragilités structurelles.