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Un atelier d’échanges et de mise en place d’un cadre de dialogue des maires sur la restauration des paysages forestiers s’est ouvert le lundi 11 mai 2026 à Kpalimé. C’est une initiative de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture, FAO, dans le cadre du projet AFR100 Togo financé par la coopération allemande (BMZ).
La rencontre réunit les maires, les secrétaires généraux des communes, les chefs traditionnels, les techniciens du ministère de l’environnement, les organisations de la société civile et les partenaires techniques autour des enjeux de restauration des paysages forestiers, d’adaptation au changement climatique et de gouvernance territoriale durable.
L’atelier vise notamment à renforcer les capacités des acteurs locaux sur les approches intégrées de restauration des terres dégradées et à mettre en place un cadre de concertation opérationnel entre les communes afin de coordonner les actions de gestion durable des ressources naturelles.
Le chargé du bureau de la FAO au Togo, Dr Oyétoundé Djiwa, a rappelé que l’initiative africaine AFR100 ambitionne de restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030 sur le continent. Dans ce cadre, le Togo s’est engagé à restaurer 1,4 million d’hectares de terres dégradées à l’horizon 2030.
Selon lui, la dégradation des terres et la disparition progressive du couvert forestier constituent une menace pour les moyens de subsistance, la biodiversité et la résilience des populations face aux changements climatiques.
Le projet prévoit la restauration de 20.000 hectares de zones forestières sous gestion améliorée et de 7.000 hectares de terres dégradées. Il entend également favoriser l’implication des collectivités territoriales dans la planification et le suivi des actions de restauration.
Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Bakaï Essolabina, a indiqué que le projet repose sur quatre composantes majeures, notamment le renforcement du cadre institutionnel et financier, l’accélération des actions de restauration sur le terrain, la valorisation économique des initiatives de restauration ainsi que le suivi et la capitalisation des acquis. Selon lui, la réussite de ces initiatives dépend de l’implication des collectivités territoriales dans la planification et la coordination des interventions environnementales.
Le maire de Kloto 3, Yawo Asagbé, a pour sa part salué cette initiative qui permettra aux communes de renforcer leurs capacités face aux défis du changement climatique et de promouvoir des solutions adaptées aux réalités locales.
Durant trois jours, les participants suivront des communications techniques sur les changements climatiques, les mécanismes de restauration des paysages forestiers, les solutions fondées sur la nature, les initiatives de villes durables et les mécanismes de financement vert.
Des travaux vont déboucher sur une feuille de route pour le futur cadre de concertation intercommunal sur la restauration des paysages forestiers.

Septentrional
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