Le ministère de l’agriculture, de la pêche, des ressources animales et de la souveraineté alimentaire, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations, OIM, a officiellement ouvert, le jeudi 4 juin 2026 à Kpalimé, un atelier de formation des professionnels des médias des régions des Plateaux sur le thème : « Transhumance et pastoralisme : défis, enjeux et perspectives ».
Cette session, s’inscrit dans le cadre du projet de gestion de la mobilité humaine dans le contexte du changement climatique, de la dégradation environnementale et des catastrophes au Togo. Elle vise à renforcer les capacités techniques des professionnels des médias afin qu’ils produisent et diffusent des contenus de sensibilisation sur les enjeux liés à la transhumance, un phénomène aux implications économiques, sociales et sécuritaires.
Les participants sont amenés à mieux comprendre les mécanismes, les mutations, les défis et les enjeux de la transhumance, ainsi que les réponses apportées par les pouvoirs publics. Les travaux permettent également d’explorer les perspectives de gestion durable de ce phénomène et de développer des productions médiatiques inspirées du journalisme de solution.
Les organisateurs attendent des professionnels des médias, un renforcement de leur engagement dans la production de contenus de sensibilisation et une consolidation de la collaboration entre les médias et les institutions publiques sur les questions liées à la transhumance.
Les travaux combinent des communications thématiques, des panels, des travaux de groupe ainsi que des exercices pratiques de production radiophonique et web. Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Bakaï Essolabina a rappelé que la transhumance contribue à l’économie rurale et à la sécurité alimentaire. Il a toutefois relevé que cette pratique est également source de tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs en raison de la concurrence pour l’accès aux ressources naturelles. Il a invité les professionnels des médias à jouer pleinement leur rôle dans la diffusion d’informations fiables et la promotion de la cohésion sociale.
« L’ OIM souhaite renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils puissent produire des contenus capables d’accompagner les efforts des autorités et des communautés pour une gestion apaisée et durable de la transhumance », a souligné Thérèse Adjayi, représentante de l’OIM.