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Les ministres en charge de la santé du Togo, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi et du Burkina-Faso, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, ont lancé conjointement, le lundi 20 juillet 2026 à Cinkassé, une campagne transfrontalière de Chimioprévention du Paludisme Saisonnier, CPS, 2026.
Le paludisme demeure, dans cette région frontalière, l’une des affections aux conséquences coûteuses pour les populations , en particulier chez les enfants de trois à cinquante-neuf mois, cible de la Chimioprévention du Paludisme Saisonnier. Reconnue comme l’une des interventions les plus efficaces contre les formes graves de la maladie, la CPS est une action coordonnée dans cette zone pour ne laisser aucun enfant de côté a cause de la traversée quotidienne de la frontière par les familles.
A Cinkassé, le ministre togolais de la Santé a affirmé que cette campagne commune est à la fois un symbole, un message et un engagement. Un symbole, parce que le Burkina Faso et le Togo affirment par ce geste que leurs frontières sont des passerelles plutôt que des murs. Un message, parce que la santé des populations, et singulièrement celle des enfants, appelle une réponse collective et coordonnée. Un engagement, enfin, puisque les deux États mutualisent désormais leurs efforts face à une maladie qui ne demande pas de passeport.
Au-delà de son objectif immédiat, cette campagne conjointe porte une l’ambition plus vaste d’une véritable sécurité sanitaire transfrontalière, capable de répondre à un monde où les épidémies, les résistances aux médicaments et aux insecticides, les effets du changement climatique et la mobilité humaine sont des défis.
Cette campagne va ainsi bien au-delà de la seule administration de médicaments préventifs. Elle renforce, a expliqué le ministre Tessi, la surveillance épidémiologique, améliore la planification conjointe, mobilise les communautés de part et d’autre de la frontière et consolide la confiance entre les équipes sanitaires des deux pays.
Le succès de cette opération repose sur une chaîne d’acteurs que les autorités ont tenu à honorer : programmes nationaux de lutte contre le paludisme, directions régionales et préfectorales de la santé, districts sanitaires et formations sanitaires frontalières, mais aussi agents de santé communautaires, relais, leaders coutumiers et religieux, élus locaux et organisations de la société civile. Un hommage a également été rendu aux partenaires techniques et financiers, notamment l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF et Malaria Consortium, dont l’accompagnement financier renforce durablement les systèmes de santé des deux pays.
Les familles, ont été enfin appelées à accueillir les agents, suivre leurs conseils, faire administrer les traitements aux enfants concernés, pour la pleine réussite de cette campagne conjointe gratuite.
Cette dynamique transfrontalière s’inscrit dans la continuité de l’engagement du gouvernement togolais, sous le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, à faire de la lutte contre le paludisme une priorité majeure de santé publique. Cet engagement se traduit déjà à travers la distribution massive de moustiquaires imprégnées, l’amélioration de la prise en charge des cas, la protection des femmes enceintes, la surveillance épidémiologique et la mobilisation communautaire.

Septentrional
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