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Le nouvel évêque du diocèse de Kpalimé, Mgr Amékusé Yawo Edmond, récemment nommé par le Saint-Père, a été ordonné le samedi 29 août 2026, au cours d’une messe solennelle concélébrée à la Paroisse de Immaculée-conception de Tsihinu à Kpalimé.
La messe d’ordination a été concélébrée par le nonce apostolique au Togo et au Bénin, Mgr Rubén Dario Ruiz Mainardi, Mgr Benoit Alowonou, administrateur apostolique de Kpalimé et de Mgr Prosper Kontiebo Archevêque de Ouagadougou. Des évêques venus du Togo, du Bénin, du Burkina-Faso et du Ghana ont assisté à cette cérémonie.
Elle a également rassemblé de nombreux fidèles, des membres du clergé, des religieux et religieuses ainsi que plusieurs personnalités, notamment le représentant personnel du Président du Conseil, le président de l’assemblée nationale, Pr Komi Sélom Klassou. On notait également la présence de quelques membres du gouvernement, des députés et du gouverneur de la région des plateaux, Général Dadja Maganawé.
La cérémonie a débuté par la procession d’entrée, suivie de la lecture de la lettre apostolique du pape annonçant officiellement la nomination de Mgr Amékusé Edmond à la tête du diocèse de Kpalimé. Cette proclamation a été suivie des rites d’ordination.
Après la liturgie de la parole, l’homélie a été prononcée, rappelant la mission pastorale de l’évêque.
Selon le nonce apostolique, l’évêque est appelé à guider le peuple de Dieu dans la fidélité à l’Évangile et au service de l’Eglise. Mgr Ruiz Mainardi a invité Mgr Edmond à être un évêque-père, serviteur de l’unité, gardien de ses prêtres, enseignant fidèle de la foi et pasteur proche de son peuple. Il la également exhorté à accepter avec humilité les joies, les responsabilités et les souffrances de sa mission, à l’image du Christ crucifié.
Le Nonce a rappelé que sa mission consiste notamment à nourrir la vie spirituelle de ses prêtres et de les aider à maintenir un équilibre entre la prière et l’apostolat. Comme un père de famille, « il doit prendre soin de son diocèse, le défendre, le nourrir et le purifier ». Cette responsabilité, dit-il, exige beaucoup de sacrifices et de discernement, car l’évêque doit constamment chercher à concilier prudence et action, miséricorde et justice, intérêt individuel et bien commun.
Le nouvel évêque a ensuite exprimé publiquement son engagement à préserver la foi de l’Église et à exercer fidèlement sa mission épiscopale tout au long de sa vie. Ce moment a été suivi de la litanie des Saints, durant laquelle le nouvel évêque s’est prosterné, en signe d’abandon total à la volonté de Dieu.
Le rite essentiel de l’ordination a consisté en l’imposition des mains par l’évêque consécrateur, puis par les autres évêques présents, accompagnée de la grande prière d’ordination. Pendant cette prière, un Evangéliaire est demeuré ouvert au-dessus de la tête de l’élu, symbole de sa mission d’annoncer la Parole de Dieu.
La célébration sest poursuivie avec les rites complémentaires, notamment l’onction du saint chrême, suivie de la remise des insignes épiscopaux : Le Livre des Evangiles, l’anneau épiscopal, symbole de sa fidélité à l’Église, la mitre et la crosse, signes de sa mission de pasteur. Le nouvel évêque a été ensuite installé parmi les siens avant de recevoir le baisé de paix de ses pairs.
Dans sa première allocution, le nouvel évêque a planté le décor de son épiscopat : service, dialogue et unité.
Prenant acte de la présence des autorités, il a salué la collaboration entre l’Église et l’État pour la paix et le développement.
« Notre pays a besoin de bâtisseurs de ponts plus que de constructeurs de murs », a-t-il déclaré, appelant les Togolais à privilégier la confiance, la justice, la vérité et la concorde.
Sa devise, « Adiutores gaudii vestri » « Collaborateurs de votre joie » donne le ton d’un pastorat axé sur l’écoute, la proximité et la communion.
Originaire d’Agou-Akoumahou, né le 16 novembre 1967, Edmond Yawo Amekuse a été ordonné prêtre le 28 décembre 1996.
Après des études à Rome, il obtient une licence en dialogue interreligieux en 2004, puis un doctorat en liturgie en 2008 à l’Institut pontifical Sant’Anselmo.
Professeur et cadre à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), notamment à Ouagadougou, il arrive à Kpalimé avec une solide expérience académique et ecclésiale.
Il succède à Mgr Benoît Alowonou, qui a guidé le diocèse pendant 24 ans. Le diocèse de Kpalimé compte aujourd’hui 75 paroisses pour environ 301 500 fidèles.

Septentrional
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