4 minutes 1 mois

Le 9è Congrès panafricain de Lomé a pris fin avec de fortes décisions. Le 9è Congrès panafricain débuté le 8 décembre 2025 à Lomé a pris fin le vendredi 12 décembre. Les travaux ont accouché d’une Déclaration sur le devenir humain, politique, culturel, social, identitaire et sociétal de l’Africain dans un monde en mutations profondes et de son statut par rapport aux autres peuples du monde, le besoin de concevoir en commun pour l’Afrique, une vision, une doctrine et des principes d’actions d’un panafricanisme et la mise en place d’une communauté de passé, de racines et de destins avec les Africains et leurs ascendants vivant hors du continent.
Les participants au Congrès de Lomé ont confié au Togo, la mission de coordonner, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, les États africains et les nations abritant les communautés d’ascendance africaine ainsi qu’avec les institutions représentatives de la diaspora, le suivi de la mise en œuvre des engagements et des décisions du Congrès. Ils ont également décidé de mettre en place un comité chargé du suivi de la mise en œuvre des recommandations.
Le Congrès a, par ailleurs, apporté son soutien à l’initiative de l’institutionnalisation d’une Journée panafricaine en mémoire des déportés et des victimes de l’esclavage et de la colonisation et a invité des États africains, l’Union africaine, la CARICOM et ses États membres, la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC) ainsi que tous autres forums et plateformes d’engagement avec la diaspora africaine sur les différents continents, à entreprendre des consultations dans les meilleurs délais afin de définir la date annuelle exacte de la commémoration de cette Journée.
Les congressistes ont demandé à la République togolaise de saisir l’Assemblée générale des Nations Unies en vue de l’adoption d’une Résolution sur l’institutionnalisation d’une Journée internationale sur les réparations et les restitutions.
Ils ont décidé de l’organisation tous les cinq ans d’une édition du Congrès panafricain et de la création d’un bureau permanent du Congrès panafricain dont le pays ou l’institution d’accueil sera déterminée après consultations entre les États et avec les différentes parties prenantes.
Les participants se sont enfin entendus sur la transmission formelle de la Déclaration de Lomé à la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine, pour examen et prise en compte dans les organes, mécanismes et processus pertinents de l’Union, ainsi qu’aux organisations partenaires régionales et internationales engagées dans la promotion des objectifs panafricains.

Septentrional
4 minutes 1 mois

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *