Des cellules communautaires de veille et à l’élaboration des plans d’actions communautaires de lutte contre les grossesses précoces et les mariages chez les adolescentes ainsi que les violences basées sur le genre ont été installées les 21 et 22 mai 2026 à Kpalimé.
La cérémonie a réuni des représentants des communes de Kloto 1, 2 et 3, des chefs traditionnels, responsables religieux, organisations de femmes et de jeunes ainsi que des acteurs de l’Etat engagés dans la protection de la jeune fille.
L’activité, initiée par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance s’inscrit dans le cadre du programme national de lutte contre les grossesses et les mariages chez les adolescentes. Elle vise à renforcer l’action communautaire afin de créer un environnement favorable à la scolarisation et au maintien des filles à l’école.
Les travaux ont permis aux participants de renforcer les capacités sur les questions liées aux violences basées sur le genre, aux droits en santé sexuelle et reproductive, à la communication parents-enfants ainsi qu’aux dispositifs juridiques en vigueur. Ils sont également chargés d’élaborer des plans d’actions communautaires adaptés aux réalités locales.
Les cellules communautaires mises en place dans les cantons et communes ont pour mission dassurer la veille, la sensibilisation et le suivi des actions de lutte contre ces phénomènes.
L’adjointe au maire de Kloto 3, Senam Gawosso, a souligné l’urgence d’agir face à un phénomène qui compromet l’avenir des jeunes filles. Elle a appelé chaque acteur à prendre ses responsabilités afin de renforcer la sensibilisation et lutter contre l’impunité des auteurs de ces actes.
La directrice générale du Genre et de la Promotion de la femme, Bénédicte Gnasa, a indiqué la vision portée par les autorités togolaises qui est de faire de la femme un acteur majeur du développement national à travers un meilleur accès à l’éducation et aux responsabilités. Mais, a-t-elle relevé, plusieurs obstacles continuent d’entraver l’épanouissement des jeunes filles, notamment les grossesses précoces, les mariages d’enfants et les violences basées sur le genre. De graves atteintes aux droits humains avec des conséquences sanitaires, psychologiques, économiques et sociales importantes pour les victimes. Le gouvernement togolais a renforcé au fil des années son arsenal juridique et les mécanismes de protection des filles à travers le Code de l’enfant, les centres d’écoute et de prise en charge des victimes ainsi que le programme national de lutte contre les grossesses et les mariages chez les adolescentes.