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Les violences basées sur le genre, VBG, continuent de fragiliser de nombreuses communautés, souvent dans l’indifférence, la peur ou le silence. Face à cette réalité persistante, l’ONG APRODIFE a choisi de déplacer le débat au plus près des populations à travers une campagne de sensibilisation organisée les 18 et 19 juin 2026 dans les communes de Kozah 1 et Kozah 3.
Soutenue par le African Women’s Development Fund, l’initiative s’inscrit dans un projet de lutte contre les mouvements anti-droits et de promotion des droits des femmes dans la préfecture de Kozah. Placée sous le thème « Le respect des droits humains et la lutte contre les violences basées sur le genre : chacun a un rôle à jouer », cette sensibilisation entend susciter une prise de conscience collective face à un phénomène qui touche aussi bien les femmes que les hommes, les jeunes et les enfants.

Pour toucher efficacement les communautés, APRODIFE a opté pour une approche participative : le théâtre communautaire. À Awandjelo puis à Atabawérédé, des groupes de jeunes ont présenté des sketchs inspirés de situations réelles, mettant en lumière les conséquences des violences sexuelles, des discriminations et d’autres formes d’atteintes aux droits humains.
Les représentations ont donné lieu à de riches échanges entre participants, leaders communautaires et autorités locales. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes de prévention, les voies de dénonciation et la prise en charge des victimes. Autant de sujets encore trop souvent méconnus ou peu abordés au sein des communautés.
Pour Mme LOKOU Tchamdia Amida, directrice exécutive d’APRODIFE, le choix du théâtre constitue un levier efficace pour capter l’attention du public et faciliter l’appropriation des messages de sensibilisation.
A l’ouverture de la campagne à Atabawérédè, Mme AWATE Alimata, représentant le maire de Kozah 1, a salué une initiative qui contribue à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre et à promouvoir le respect des droits humains.
À travers cette action de proximité, APRODIFE rappelle enfin que la prévention des violences ne relève pas uniquement des institutions. Elle implique également les citoyens, les familles et les leaders locaux, appelés à jouer pleinement leur rôle dans la transformation sociale des communautés.

Septentrional
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