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Le Fonds monétaire international (FMI) a présenté le vendredi 3 juillet 2026 à Kara son rapport sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne. Une première hors de Lomé, destinée à rapprocher les analyses économiques des acteurs locaux.
La rencontre a connu la présence du ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, de la représentante résidente du FMI au Togo, Rachéeda Boukezia, des autorités administratives, des universitaires, des représentants du secteur privé et des étudiants.
En délocalisant cette présentation à Kara, le FMI entend favoriser un dialogue plus large autour des enjeux économiques et impliquer davantage les populations de l’intérieur du pays aux réflexions sur le développement.
Le rapport du FMI indique que l’Afrique subsaharienne a enregistré une croissance de 4,3 % en 2025, accompagnée d’un recul de l’inflation et d’une amélioration des équilibres macroéconomiques. Ces résultats demeurent néanmoins fragilisés par les tensions géopolitiques, la baisse de l’aide publique au développement, le ralentissement du commerce mondial et les risques climatiques.
Pour la représentante résidente du FMI, ces acquis devront être consolidés grâce à des réformes structurelles, une meilleure mobilisation des recettes publiques et un environnement plus favorable à l’investissement privé.
Le ministre Essowè Georges Barcola a indiqué que les recommandations du FMI s’inscrivent dans les orientations de la future feuille de route gouvernementale 2026-2031, articulée autour des priorités « protéger, rassembler et transformer ».
Les échanges avec les étudiants, les universitaires et les opérateurs économiques ont clôturé cette rencontre, illustrant la volonté du FMI de rendre le débat économique plus accessible et plus proche des réalités des collectivités territoriales.

Septentrional
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